07.08.2008

Critique : Journey from the fall - Christopher Wong

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Le nouveau venu Christopher Wong a signé la bande originale d'une petite production intitulée JOURNEY FROM THE FALL (2006) qui n'a visiblement été présentée que dans quelques festivals. Afin d'illustrer l'histoire déchirante d'une famille vietnamienne fuyant la menace communiste à la fin des années 70, il prend le parti de signer une musique simple (mais pas simpliste) et contemplative (mais pas ennuyeuse).

Ancien étudiant du légendaire Jerry Goldsmith (auquel le score est dédié), Christopher Wong est assurément un compositeur à suivre de près tant on reste subjugué devant la beauté et la mélancolie des thèmes proposés : Vietnam oblige, le compositeur a intégré à une partition  orchestrale plusieurs instruments issus du folklore asiatique tels que le dan tranh (instrument à cordes vietnamien), les percussions ou les flutes exotiques qui confèrent à la musique un aspect certes conventionnel mais également délicat et paisible.

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Choisissant la lumière plutôt que les ténèbres pour illustrer le désespoir, l'horreur et l'isolement, le compositeur nous émeut dès le premier morceau, "Legend of Le Loi" avec un thème bouleversant, conjuguant orchestre, piano et violon soliste. La suite ne décoit pas tant les reprises magnifiques de ce leitmotiv, arrangé de manière intimiste ("Packing up") ou grandiose ("Journey from the fall") alternent avec d'autres plages à la fois tristes et poignantes ("Drifting in the rain", "Family photos", "The promise" ou "Mai's decision") où la guitare et le piano dominent dans un équilibre parfait.

Même si les parentés avec le score de THE GREEN DRAGON (2003) co-composé par Mychael et Jeff Danna (FRACTURE) sont évidentes, on ne boudera pas son plaisir devant une musique aussi bien écrite, surtout pour un quasi-débutant (Christopher Wong n'en est qu'à son quatrième long-métrage). A la fois classique et inspiré, JOURNEY FROM THE FALL est une très belle réussite à découvrir absolument.

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On notera que pour remplir le CD, l'éditeur a également inclu plusieurs autres musiques du compositeur : qu'il en soit remercié car les extraits issus, d'une part d'un court-métrage de 2003, THE ANNIVERSARY et d'autre part de son premier long-métrage, FIRST MORNING sont de bonne facture, même s'ils apparaissent moins passionnants à suivre que JOURNEY.

Ce CD, limité à 500 exemplaires, est disponible uniquement chez www.screenarchives.com ... dépêchez-vous !!

Track listing :

1-16 : "Journey from the fall" (2006)

17 : "The anniversary" (court-métrage) (2003)

18-22 : " First morning" (2003)

1. Legend of the Loi (02:50)
2. The Night Market (01:30)
3. Fraternity (01:07)
4. The Escape (01:48)
5. Drifting in the Rain (02:22)
6. Family Photos (01:13)
7. The Promise (01:08)
8. Packing Up (01:21)
9. Life in the Camp (01:27)
10. The Long Voyage (01:27)
11. Finding Letters (01:58)
12. Take the Family (01:00)
13. Mai's Decision (01:10)
14. Holding Hands (00:58)
15. A New Beginning (01:23)
16. Journey from the Fall (07:54)
17. End Credits (02:36)
18. Going to the Fortune Teller (02:50)
19. The Truth of Linh (05:40)
20. Final Farewell (02:40)
21. Kim Ahn Dies (01:16)
22. First Morning (03:29)

Temps total : 49'49

Editeur : Movie Score Media (édition limitée à 500 exemplaires)

06.07.2008

News : Disaster movie - Christopher Lennertz

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La comédie lourde et pas drôle est une manne financière sans fin pour les producteurs hollywoodiens. Déjà coupable de EPIC MOVIE (Big Movie) et de SPARTATOUILLE (Meet the Spartans) à l'affiche en France le 16 juillet prochain,  le réalisateur (?) Jason Friedberg en remet une couche avec DISASTER MOVIE, promettant cette fois de parodier cette fois sans vergogne les "films catastrophes", en fait les derniers succès en salles ou les films qui le seront dans quelques semaines : sur l'affiche, on reconnaitra ainsi pêle-mêle  : IRON MAN, HELLBOY, INDIANA JONES ET LE ROYAUME DU CRANE DE CRISTAL, L'INCROYABLE HULK, IL ETAIT UNE FOIS, THE DARK KNIGHT, KUNG-FU PANDA, SEX AND THE CITY - LE FILM, ALVIN ET LES CHIPMUNKS ou encore JUNO.
 
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Prenons les paris, le film sera sans doute aussi médiocre que les précédents et attardons-nous plutôt sur la seule chose positive, le retour de Christopher Lennertz qui avait signé signé la musique plutôt réussie de SPARTATOUILLE (malheureusement disponible uniquement sous la forme d'un CD promotionnel édité par le compositeur). Lennertz avait eu l'intelligence de créer une musique 100% sérieuse, s'amusant à pasticher non pas un titre en particulier mais les codes musicaux des "péplums" sortis ces dernières années (GLADIATOR, 300 ou TROY). On peut donc lui faire confiance pour apporter la seule part d'intelligence que le film pourra contenir...
 
Le film sort aux USA le 29 août prochain.
 

22.06.2008

Critique : The Grand - Stephen Endelman

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* 1/2 

Stephen Endelman est sans doute l'un des compositeurs les moins connus du petit monde de la musique de film.

Musicien d'origine anglaise, il a commencé sa carrière en assistant le compositeur Butch Barbella sur le premier film de Robert de Niro, IL ETAIT UNE FOIS LE BRONX (1993). Depuis cette date, il a travaillé sur des films d'inspiration diverse, souvent de petites productions (beaucoup sont restées inédites en France)  : sa musique celtique pour une comédie avec Hugh Grant (L'ANGLAIS QUI GRAVIT UNE MONTAGNE...) le fait remarquer, bientôt suivis de scores plus modernes pour les films JEFFREY et JAWBREAKER. Dans le même temps, il illustre avec enthousiasme une nouvelle adaptation de Mark Twain (TOM AND HUCK) et la passion romanesque entre Kenneth Branagh et Madeleine Stowe dans la bonne société de Boston des années 30 (THE PROPOSITION).

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Si sa musique ne peut rivaliser un seul instant avec celle de Gustav Malher pour le film qui raconte la vie tumulteuse de son épouse  (ALMA, LA FIANCEE DU VENT), on retrouve le compositeur nettement plus à l'aise pour EVELYN, dont le charme de la musique irlandaise renvoit directement aux meilleurs moments de l'ANGLAIS. Après un passage à vide entre 2002 et 2006, Endelman nous revient avec deux musiques fort appréciables : d'abord, O JERUSALEM, film sur la création de l'Etat d'Israël en 1948, pour lequel Endelman crée un score digne et émouvant ; ensuite avec  HOME OF THE BRAVE, film inédit sur trois soldats américains ayant combattu en Irak, le compositeur signe une musique subtile mêlant habilement composantes ethniques avec des orchestrations plus traditionnelles. 

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La déception de THE GRAND n'est en que plus étonnante : pour cette comédie sur le poker jamais diffusée dans les salles françaises, Endelman a décidé de ne pas utiliser un orchestre et de composer une musique électronique avec quelques instruments solistes (clarinette, trompette, guitare, piano). Pas la peine de bluffer, le résultat est malheureusement raté, et l'on en vient à regretter les travaux de Christopher Young souvent confronté à ce type de films, voire les scores de David Holmes pour la série des OCEAN'S qui s'avéraient agréables à défaut d'être très novateurs.

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Truffée de dialogues samplés (!) vite insupportables, la musique se résume à un patchwork insipide mélangeant rock,  techno, jazz et country. De cet ensemble éclectique qui aurait pu faire des étincelles, Endelman ne tire rien, si ce n'est deux ou trois morceaux sympathiques comme les très "cools" "The Deuces arrives", "Jack big's gamble" ou "Harry, Laine, Harry & Andy Suite": marqué par l'omniprésence des boîtes à rythme, le reste se révèle peu convaincant, manquant de thèmes forts et accrocheurs. THE GRAND est donc une erreur de parcours regrettable dans la carrière de Endelman et on ne peut que lui souhaiter meilleure main la prochaine fois.

Track listing :

1. The German (02:39)

2. Laine Wins (03:28)

3. The Rabbit's food (02:25)

4. Harold's maintats (02:16)

5. The Deuce arrives (01:39) 

6. Winner takes all (01:15)

7. Win or lose (01:26)

8. The German's deuce (01:25) 

9. Winner Jack Farrow (02:19) 

10. Rehab (01:37) 

11. Larry's a freak (01:58) 

12. Jack's plan (01:44) 

13. The Dad (01:31) 

14. Poker Show Champion (01:25) 

15. The Werbe method (01:28)

16. Tournament of Champs (0:47) 

17. Harry, Laine, Harry & Andy Suite (03:39) 

18. Bust you crew (0:54)

19. Two tables (03:52) 

20. Lavisch & daughter (01:48)

21. Jack's big gamble (02:20) 

Durée totale : 42'03

Editeur : Milan (2008) 

24.05.2008

Critique : Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal - Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull - John Williams

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FILM : * 

MUSIQUE : **** 

"Indiana Jones et le mystère de la douche froide"... c'est ainsi que l'on pourrait perfidement appeler la quatrième aventure d'Indiana Jones au vu du piètre résultat actuellement en salles. Que dire de ce film, sans doute l'un des plus mauvais du duo Steven Spielberg / George Lucas...

A qui peut-on attribuer cette immense déception ??? A Steven Spielberg, réalisateur génial mais dont la mise en scène se révèle ici souvent impersonnelle (à quelques exceptions près), manquant de rythme et dont le savoir-faire tourne inexplicablement à vide dans de nombreuses scènes... A George Lucas, médiocre réalisateur, habile producteur et on aurait envie de le dire, fosseyeur des sagas les plus mythiques tellement son infantilisme est présent à l'écran ? Aux scénaristes David Koepp et Jeff Nathanson qui ont cru bon de raconter une histoire totalement invraisemblable, poussive, puérile (Nathanson n'est autre que le scénariste de RUSH HOUR 2 et 3 et SPEED 2, sacrés films) transformant Indiana Jones en lointain cousin de Fox Mulder, dans un univers qui n'est pas le sien? 

Un peu à tous, sans doute, aurait-on envie de dire après la vision de ce plantage organisé dans les règles de l'art. Du côté de l'interprétation, on n'est également pas en reste. Si Harrison Ford conserve sa classe naturelle et qu'on a plaisir à revoir Karen Allen (malheureusement réduite à une potiche de luxe), John Hurt et Ray Winstone incarnent des personnages ridicules et inutiles là ou John Rhys-Davies ou Denholm Elliot campaient des seconds rôles savoureux. La méchante jouée par Cate Blanchett se révèle vite exaspérante à cause d'un accent russe forcé et d'une coiffure à faire pâlir Mireille Mathieu, et le petit nouveau au nom imprononçable se contente de faire de la figuration en attendant son heure.

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N'en jetons plus : là ou Steven Spilberg nous promettait "un film d'aventures à l'ancienne", quelle surprise de se retrouver avec d'abominables effets spéciaux, des trucages numériques hideux, des transparences douteuses, des décors de carton pâte, un humour lourdingue. Les scènes d'action, excellentes dans les trois films, se révèlent poussives, sans imagination, voire copiées maladroitements sur les précédents volets (poursuite à moto = DERNIERE CROISADE, poursuite en camion = ARCHE PERDUE...). Aucune innovation, aucune idée un tant soit peu originale, le scénario a l'air d'être écrit par un ordinateur qui aurait inexplicablement buggé...

Aussi palpitante qu'une visite au Jardin des plantes, INDIANA JONES ET LE ROYAUME DE CRANE DE CRISTAL est donc un film jamais passionnant, à oublier très rapidement pour l'ensemble des participants qu'on espère piteux d'avoir participé à pareil spectacle... tous ?  on exonérera toutefois sans mal de cette purge le compositeur John Williams , le seul à avoir respecter sa part du contrat : le véritable "aventurier" de l'histoire, c'est lui.

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John Williams nous prouve une fois encore qu'il est le maître incontesté de la musique hollywoodienne à gros budget. Disons-le tout de suite : INDIANA JONES AND THE KINGDOM OF THE CRYSTAL SKULL est une oeuvre bien écrite, honnête à défaut d'être mémorable, mais qui contient quelques prises de risque qui justifient que l'on s'y attarde.

Comme d'habitude chez John Williams, le CD nous offre la musique en "version concert" et non telle qu'elle figure dans le film. Ainsi, on notera que la musique est présentée dans le désordre le plus complet et que le compositeur nous gratifie de plusieurs morceaux absents du film et non des moindres : "Raiders March", "The Adventures of Mutt" ou "Irina's theme".

Pendant plus d'1h17, le compositeur mélange avec intelligence les thèmes présents dans les anciens films avec des motifs inédits. Heureusement, Williams ne joue que partiellement la carte de la nostalgie et s'il cite fréquemment ceux que l'auditeur est en droit d'attendre (on retrouve avec plaisir le célèbre "Raiders march" procurant toujous les mêmes frissons de plaisir plus de 27 ans après sa conception, le "Love Theme" pour les retrouvailles entre Indy et Marion et de façon plus surprenante le thème de l'arche d'alliance lors des scènes situés dans l'Area 51), il ne sombre pas dans la paresse et sait nous offrir de nouveaux passages alternant avec savoir-faire, action, suspense et émotion.

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Ce qui surprend au premier abord, c'est l'aspect sombre qui recouvre petit à petit la musique de INDIANA JONES AND THE KINGDOM... Si le ton badin et enjoué est vite évacué, se révélant de toute façon assez décevant et anecdotique ("A whirl trough acadame", "The snake pitt"), le score devient plus tendu et plus éprouvant dès lors que les aventuriers s'approchent du but... le mystère s'installe ainsi durablement grâce à "Call of the Crystal" bien évidemment, dont les accents ténébreux rappellent irrésistiblement ceux de l'arche perdue, "Secret doors", "Orenella's cradle" ou même "Irina's thème", l'un des plus beaux morceaux de l'album : un thème inoubliable qui mêle tristesse et menaces.

On retiendra également plusieurs tours de force orchestraux dont Williams a le secret : "The jungle Pitt" ou "Ants", passages d'action brutaux, nerveux instaurant un climat de tension très éprouvant. On sera également (agréablement) surpris avec "The grave robbers", dont les percussions tribales sont d'une efficacité redoutable ou "Hidden treasure / The city of Gold" à l'atonalité stupéfiante. Un thème plus folklorique ("Welcome to Akator") devient finalement incongru au milieu de cordes angoissantes et de cuivres grinçants.

Le répit viendra finalement du long "End Credits" qui conclue de manière très satisfaisante cette odyssée musicale faisant le lien entre anciens et nouveau film, récapitulant fort judicieusement les thèmes associés aux personnages de la saga : Indiana Jones, Marion, Irina et Mutt. Vous l'aurez compris, la musique de ce quatrième "Indiana Jones" est probablement la meilleure bande originale parue depuis le début de l'année,  et contient suffisamment de morceaux accrocheurs, d'ambiances recherchées pour que l'on en fasse l'acquisition.

A 76 ans, John Williams démontre une fois encore qu'il n'est jamais aussi bon que lorsqu'il travaille avec Steven Spielberg et on attend avec impatience ses prochaines musiques (LINCOLN en 2009 si tout va bien). Pour l'heure, la musique de INDIANA JONES AND THE KINGDOM OF THE CRYSTALL SKULL constitue sans nul doute le meilleur avocat d'un film très inégal.

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Track listing :

1.  Raiders March (05:06)
2.  Call Of The Crystal (03:49)
3.  The Adventures Of Mutt (03:12)
4.  Irina's Theme (02:26)
5.  The Snake Pit (03:15)
6.  The Spell Of The Skull (04:24)
7.  The Journey To Akator (03:07)
8.  A Whirl Through Academe (03:34)
9.  "Return" (03:12)
10.  The Jungle Chase (04:23)
11.  Orellana's Cradle (04:22)
12.  Grave Robbers (02:29)
13.  Hidden Treasure / The City Of Gold (05:14)
14.  Secret Doors / Scorpions (02:17)
15.  Oxley's Dilemma (04:46)
16.  Ants! (04:14)
17.  Temple Ruins / The Secret Revealed (05:51)
18.  The Departure (02:27)
19.  Finale (09:20)

Durée total : 1h17min28sec, Concord Records, 2008

22.05.2008

News : L'incroyable Hulk (The incredible Hulk) - Craig Armstrong

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L'INCROYABLE HULK est de retour !!... Et au vu des images que laisse présager la bande-annonce de ce nouveau film, le géant vert, garanti sans OGM, a l'air très énervé... Difficile de dire évidemment si c'est après avoir vu le résultat sur pellicule de ses exploits ...

Ce nouveau HULK paraît mal engagé surtout quand on sait les échanges houleux ces dernières semaines entre Edward Norton et les responsables de la production s'agissant de la conception du film (entre un actionner bourrin et un film plus dramatique, que choisir ?). Curieusement le même Edward Norton s'est empréssé de dire un peu plus tard qu'il s'agissait d'un échange d'idées un peu violents et que tout s'était bien passé (sic). Souhaitons que le film soit à la hauteur de ces "affrontements" et que le spectateur ne pas soit lésé sur ce qu'il est en droit d'attendre... (les effets spéciaux n'ont pourtant pas l'air d'être plus réussis que le précédent film et c'est malheureusement le réalisateur de TRANSPORTEUR I et II qui signe le film, ce n'est donc pas gagné d'avance...).

On s'en souvient, c'était Mychael Danna qui fut engagé pour composer la musique du film de Ang Lee. Malheureusement,  son score fut inexplicablement rejeté (peut-être trop ethnique) et remplacé par une musique très correcte mais plus conventionnelle signée Danny Elfman.

Pour renouveller la franchise, la bande-originale de ce nouveau film a été confiée à Craig Armstrong (ROMEO ET JULIETTE) dont les deux dernières compositions ne faisaient pas dans la dentelle, c'est le moins que l'on puisse dire... (les grandioses ou grandiloquentes - au choix - compositions de WORLD TRADE CENTER et de ELISABETH : L'AGE D'OR) ; ça tombe bien, L'INCROYABLE HULK ne demande pas la subtilité et l'on se contentera volontiers d'une musique d'action efficace et bien troussée comme celle qu'avait signé Armstrong en 2001 pour LE BAISER MORTEL DU DRAGON, inoubliable production Luc Besson. A noter que le thème composé par Joe Harnell pour la série télévisée d'origine figurera dans le film.

La musique sera disponible sur double CD Marvel le 20 juin (sortie du film le 23 juillet).

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27.04.2008

Critique : Les chroniques de Spiderwick (The Spiderwick Chronicles) - James Horner

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Spécialiste du film pour enfants (MEAN GIRLS, FREAKY FRIDAY), le réalisateur Mark Waters s'est vu confié, à juste titre, l'adaptation cinématographique des CHRONIQUES DE SPIDERWICK. Même si le metteur en scène n'est pas un habitué du cinéma fantastique, son film est plutôt une bonne surprise dans un genre souvent inégal, celui de l'héroic-fantasy pour enfants. Qu'on se souvienne seulement des PORTES DU TEMPS, qui auraient dû rester closes tellement elles n'avaient aucun univers magique à offrir.

Bien au contraire, Mark Waters nous offre un divertissement calibré mais imaginatif et distrayant à défaut d'être réellement passionnant. L'adaptation du premier cycle de romans écrits par Tony DiTerlizzi et Holly Black donne ainsi lieu à une histoire classique, bien interprétée (Freddie Highmore étonnant dans un rôle de jumeaux, David Strathairn, Nick Nolte et même Joan Plowright - Madame Laurence Olivier - ), joliment photographiée et mise en musique mais qui a malheureusement le tort sans doute d'arriver après un certain nombre de films marquants évoluant dans la même sphère.

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Ainsi, les références à plusieurs productions récentes ont droit de cité : LE MONDE DE NARNIA (tout commence dans un manoir, le groupe de plusieurs enfants), LE SECRET DE TERABITHIA (la forêt peuplée de créatures mystérieuses) ou ARTHUR ET LES MINIMOYS (l'aspect féerique) mais aussi et surtout la saga HARRY POTTER régulièrement mise à contribution, notamment s'agissant des créatures que doit posséder tout bon film de ce type : l'apparition d'un griffon, d'un troll de maison et même la transformation du méchant ogre en serpent rappellent furieusement l'univers du petit sorcier binoclard. 

Malgré ces "emprunts", il reste un film d'aventures pour enfants tout à fait appréciable où l'imagination et le merveilleux le disputent à l'émotion (un peu mièvre parfois), et qui constitue un conte honnête, largement susceptible de toucher un large public.

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Le compositeur James Horner participe également pleinement à la réussite de cette production, tant son implication pour la servir semble réelle. Il s'agit là d'une de ses partitions les plus enthousiasmantes qu'il ait été donné d'entendre depuis un petit moment de la part de ce musicien, tant les citations répétées (ou les emprunts fréquents si l'on est méchant) à ses précédentes musiques sont mises en sourdine (on y trouve bien quelques références à CASPER et APOLLO 13, mais tout ceci demeure anecdotique).

C'est bien simple, on a l'impression de redécouvrir James Horner lorsqu'il nous régalait avec savoir-faire de scores grandioses comme KRULL ou WILLOW (comme par hasard des musiques d'héroic-fantasy). Le compositeur nous enchante littéralement avec une partition symphonique imposante et qui, en ses temps de disette musicale, fait figure de festin. Alternant judicieusement moments d'émotion, scènes d'action, séquences inquiétantes ou légères, Horner livre une musique terriblement évocatrice, qui nous transporte littéralement du début à la fin. On n'oubliera pas de sitôt, parmi un ensemble foisonnant, le mystérieux "Writing the chronicles", l'intense "Burning books", l'excitant "A desperate run trough the tunnels", le lyrique "Flight of the Griffin", le poignant "Coming Home" ou le magnifique "End Credits".

Il n'en faudra pas plus pour convaincre les plus réticents que LES CHRONIQUES DE SPIDERWICK est une partition magistrale.

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Track listing : 

1.  Writing the Chronicles (03:03)
2.  So Many New Worlds Revealed (05:12)
3.  Thimbletack and the Goblins (05:15)
4.  Hogsqueal's Warning of a Bargain With Mulgarath (05:16)
5.  Discovering Spiderwick's Secret Workshop (03:24)
6.  Dark Armies from the Forest Attack (03:06)
7.  Burning the Book (02:43)
8.  A Desperate Run Through the Tunnels (04:47)
9.  Lucinda's Story (06:01)
10.  The Flight of the Griffin (06:55)
11.  Escape from the Glade (04:44)
12.  The Protective Circle Is Broken...! (02:07)
13.  Jared and Mulgarath Fight for the Chronicles (04:17)
14.  Coming Home (06:17)
15. 

Closing Credits (08:23)

Durée totale : 71 minutes 31 secondes

Editeur : Lakeshore Records (2007)

22.04.2008

News : Phénomènes (The happening) - James Newton Howard

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Va t-on assister au retour en grâce du réalisateur M. Night Shyamalan ?  Après les très gros succès que furent SIXIEME SENS / INCASSABLE / SIGNES / LE VILLAGE, le metteur en scène avait littéralement coulé à pic avec une JEUNE FILLE DE L'EAU unaniment détestée par la critique et le public.

Le script de PHENOMENES apparaît prometteur: un professeur de sciences tente de protéger sa famille et ses proches d'une catastrophe naturelle terrifiante : d'invisibles neurotoxines provoquent la mort brutale de ceux qui la respirent... 

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On retrouve dans ce postulat de départ les thèmes chers au réalisateur : la présence du surnaturel, une atmosphère sombre et oppressante, une tension de plus en plus présente, autant d'éléments qui devraient lui permettre de nous livrer un thriller de bonne, voire d'excellente facture.

Une nouvelle fois, James Newton Howard compositeur fétiche de M. Night Shyamalan, signe la musique qu'on espère aussi bonne que les précédentes (le score de LA JEUNE FILLE DE L'EAU était l'un des rares points forts du film).

La musique sera publiée chez l'un de nos éditeurs préférés, Varese Sarabande, le 3 juin prochain.

Sortie du film en France le 11 juin.

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