17.12.2007
Les chroniques de Spiderwick (The Spiderwick Chronicles) - James Horner
La fantasy est à la mode en ce moment, et il fait bon s'y engouffrer pour le meilleur (LE SEIGNEUR DES ANNEAUX, HARRY POTTER) et pour le pire (LES PORTES DU TEMPS, THE LAST MIMZY). Pas étonnant donc de retrouver une énième adaption de livres pour gosses avec magie, pièce cachée, grimoire et lutins à la clef : LES CHRONIQUES DE SPIDERWICK raconte l'histoire de trois enfants, deux jumeaux Jared et Simon et leur soeur Mallory, emménagent dans une vieille maison délabrée. Perdue au fond des bois, la demeure laisse peu à peu découvrir ses secrets...
La mise en scène de ce récit très classique a été confiée à Mark Waters, réalisateur de MEAN GIRLS et FREAKY FRIDAY, films corrects mais qui ne semble pas montrer de talents particuliers. Ce n'est malheureusement pas Rolfe Kent, son compère habituel estampillé "comédie" qui a été choisi pour la musique du film, mais un compositeur nettement plus "bankable", le revenant James Horner dont on n'avait plus de nouvelles fraîches depuis APOCALYPTO de Mel Gibson (Horner a composé un seul film en 2007, IN BLOOM sorti de manière confidentielle aux USA).
Le choix de James Horner apparaît judicieux : on s'en souvient, ses incursions précédentes dans la fantasy (KRULL de Peter Yates en 1983, WILLOW de Ron Howard en 1988) avaient été de très grandes réussites musicales. On ne peut ainsi qu'espérer le retour au meilleur niveau d'un compositeur souvent critiqué pour le recyclage de ses précédentes compositions mais aussi capable également lorsque l'envie l'en prend, de musiques fortes et inventives.
Le film sortira en France le 16 avril 2008 et la bande originale le 5 février 2008 chez Lakeshore Records.
20:30 Publié dans James Horner | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Les chroniques de Spiderwick, The Spiderwick Chronicles, James Horner






Commentaires
Puisque les mêmes inepties sur James Horner continuent de circuler le net, parce qu'il est plus facile de colporter les ragots de quelques olibrius plutôt que de creuser un minimum, une petite mise au point s'impose: James Horner n'a pas besoin de revenir à son meilleur niveau, il est au meilleur de sa forme et, même si Krull et Willow sont effectivement de fulgurantes réussites, il est un compositeur bien plus accompli et ambitieux aujourd'hui. Le "recyclage" de ses musique n'est rien d'autre qu'une quête obsessionnelle, l'approfondissement d'une idée qui n'est jamais gratuit mais correspond toujours au film en question, qu'il partage avec d'autres compositeurs (Prokofiev, Shostakovich, Berlioz, etc), lesquels ne se gênaient pas pour "recycler" leurs idées, comme vous dîtes si bien, au lieu de recycler vos propres "idées". Il se trouve que sa musique pour The Spiderwick Chronicles va à l'encontre de toutes les attentes, elle n'a que peu de rapport avec Krull et Willow et c'est tant mieux. Horner est un compositeur qui évolue et se remet en cause sans cesse, contrairement à ce qui est dit, parfois. C'est subtil, élégant, juste, et comme toujours sa musique ne triche pas, que ce soit dans la violence ou dans l'émotion, au risque d'en gêner certains. Comme toujours elle vit en dehors de son support, ce qui est loin d’être le cas de toutes les musiques de film actuelles, et il est fort probable qu’elle crève l’écran. Amis mélomanes et cinéphiles, ne prenez pas ce que l'on vous dit sur James Horner pour argent comptant, y compris ce que je suis en train de vous dire. Faîtes l'effort de creuser et faîtes ainsi votre propre opinion.
Que la musique vous protège !
Ecrit par : Alexis Denis | 08.01.2008
Permettez-moi ces quelques remarques : ce blog a vocation à traiter les compositeurs de manière uniforme, avec la volonté de ne pas tomber dans le mépris systématique ou au contraire dans l’idolâtrie béate (comme vous le faites avec un sens de l’emphase assez dérisoire et proche du ridicule), et d’apprécier leur travail avec un regard véritablement critique (ce dont vous semblez malheureusement dépourvu).
Il n’est pas inexact de dire que Horner déclenche souvent la polémique à cause de l’utilisation récurrente et abusive de formules musicales préexistantes (issues de ses propres compositions ou du répertoire classique), ce qui rend certaines de ses musiques paresseuses et sans intérêt. Cette controverse (et pas des ragots ou inepties comme vous semblez le croire) me semblait importante d’être mentionnée, tant certaines de ses musiques ont déçu nombre de mélomanes, lassés non pas de « sa quête obsessionnelle » mais de ses emprunts répétés .
Cela dit, il y a effectivement des raisons de se réjouir lorsqu’Horner signe des œuvres ambitieuses et réussies et je ne doute absolument pas que Les chroniques de Spiderwick puisse l’être, tant le compositeur a pu démontrer en de nombreuses occasions qu’il avait un réel talent pour illustrer les images d'un film (au hasard, Braveheart, Légendes d’automne ou En pleine tempête sont, par exemple, des musiques de haute volée).
Que la musique nous protège certes, mais qu’elle soit également appréciée à sa juste mesure afin déviter les débats stériles…
Ecrit par : Nicolas | 08.01.2008
Je suis ravi de voir un peu de nuances dans votre réponse, et si la mienne en était, je vous l'accorde, un rien dépourvue, ce n'était que pour le bien de la démonstration et aussi parce qu'au manque de nuances, il n'est pas forcément nécessaire de faire dans la dentelle... et accessoirement de ne pas écrire une analyse détaillée qui n'intéressera sans doute personne. Je réfute bien sûr le terme d'idolâtrie et je vous laisse le droit de trouver mon point de vue ridicule, il n'y a rien à ajouter là-dessus. Notez simplement que les personnes qui ne sont pas d'accord avec vous ne sont pas forcément béates et ridicules et qu'il est possible, et oui, de les respecter. Je respecte toute personne qui ne supporterait pas la musique de James Horner (je note bien que ce n'est pas votre cas), ni ses choix ni ses redondances ni ses reprises, tout ce que vous voudrez. Et oui vous avez raison de soulever la polémique, elle existe... Quoique: dans quelle proportion ? Dans quel milieu ? Chacun sait que les propos négatifs sont toujours ceux qui font le plus de bruit, ce n'est pas pour cela qu'ils sont les plus nombreux ni les plus pertinents. En l'occurrence, peu importe de savoir qui a tort et qui a raison. Ce qui n'empêche pas d'échapper à la mauvaise foi: soulever la polémique est une chose, colporter les mêmes inepties (je maintiens, j'assume et vous avez le droit de ne pas être d'accord) en est une autre, surtout quand elles n'évoluent pas d'un iota et servent toujours d'argument pour casser du sucre sur le dos de Horner - si tel n'est pas votre cas, comme j'ai cru le comprendre, c'est encore plus regrettable. Polémique et supputations d'autant plus déplacées lorsqu'on n’a pas encore écouté la musique en question ! Ecoutons, écoutons encore, reparlons-en et je serai ravi d'en débattre, personne ne sortira gagnant et je suis sûr que chacun en aura retiré quelque chose. Un peu d’honnêteté dans la critique et la présentation des choses ne fait de mal à personne, un peu de modestie et de retenue non plus. Etre d'accord ou non n’a que peu d'importance quand tout est dit sans langue de bois ni petites formules, sans crainte non plus de la franchise... avec passion, et non idolâtrie, de même que ce sens critique dont je semble dépourvu. Mais vous savez la critique est facile tout comme l'emphase est dérisoire, l'analyse et surtout l'information exacte, tout du moins la plus exacte possible, l'est moins. C'est finalement le principal reproche que je vous ferai: ne présenter qu'un point de vue, le votre et d'un certain nombre de personnes, et nier la proportion de ceux qui ne sont pas du tout déçus par les partitions récentes de Horner ni gênés par ses choix créatifs. C'est comme ça, il faut l'accepter et, éventuellement, en parler lorsqu'on a le souci de l'information, même l'on n'est pas d'accord. Vous allez me dire, c’est votre blog, donc forcément vous parlez en votre nom. Mais dans ce cas il ne faut pas s’étonner de recevoir la contradiction, elle est dans tous les cas salutaire. Enfin, dire que la musique doit être appréciée à sa juste mesure, c'est-à-dire, sous-entendu, la vôtre, est d'une prétention sans nom. C'est la seule politesse que je me permettrai de vous renvoyer, car je ne pense pas que l'échange de noms d'oiseaux soit le but de ce blog.. Chacun est à même d'apprécier la musique comme il l'entend, et loin de moi de vouloir imposer ma façon de l'apprécier, celle de James Horner ou une autre. Je prends mon plaisir musical où il l'est, je ne demande personne de me suivre mais j'ai la naïveté de croire que je ne suis pas le seul à prendre ce chemin. Je suis vous paraît idolâtre, ridicule et dérisoire : croyez-moi, je n’en demande pas tant mais merci du compliment.
Ecrit par : alexis denis | 09.01.2008
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