01.02.2009

Critique : Les insurgés (Defiance) - James Newton Howard

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LE FILM : **

LES INSURGES ne convainc guère malgré une histoire ambitieuse : retracer la résistance d'un maquis juif en Biolérussie pendant la deuxième guerre mondiale n'était sans doute pas une mauvaise idée, encore fallait-il une véritable personnalité derrière la caméra. Réalisateur autrefois plus inspiré (LEGENDES D'AUTOMNE, GLORY), le réalisateur Ed Zwick livre depuis quelques temps des films corrects mais qui n'atteignent pas le potentiel espéré de sujets pourtant intéressants (BLOOD DIAMOND, LE DERNIER SAMOURAI). LES INSURGES ne change malheureusement pas la donne : manque de rythme, personnages schématiques (malgré les efforts de Daniel Craig et de Lieb Schreiber dans le rôle des frères ennemis), scénario sans surprises, platitude de la mise en scène hormis deux ou trois séquences d'action, émotion factice, fin abrupte (le film s'arrête en plein milieu de l'histoire !)... cette LISTE DE SCHINDLER du pauvre ne vaut donc pas grand chose et on pourra facilement passer à côté sans regret.

 

LA MUSIQUE : *** 1/2

Sur un sujet aussi édifiant, il est évidemment tentant pour un compositeur de forcer le trait et de recouvrir le film de violonnades incessantes pour susciter la compassion. C'est le reproche que l'on pourrait effectivement faire au réalisateur Ed Zwick qui n'hésite pas  à utiliser  la musique de James Newton Howard avec une balourdise particulièrement regrettable.  Appropriée aux images, mais omniprésente, elle peut apparaître comme trop "évidente" en voulant à tout prix souligner tous les évènements tragiques décrits dans le film.

Sur CD, la musique acquière pourtant une autre dimension. Voulant sans doute coller à l'imagerie sonore de la seconde guerre mondiale et plus précisément à l'exode déchirant du peuple juif, James Newton Howard a mis en avant le  timbre du violon par l'intermédiaire de Joshua Bell, violoniste émérite. Plusieurs fois dans sa carrière, le compositeur nous a donnés de très grandes réussites  valorisant un instrument soliste : le violon déjà pour le sublime VILLAGE, mais également le violoncelle pour LA NEIGE TOMBAIT SUR LES CEDRES et  PHENOMENES dont certains morceaux étaient mémorables.

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La place prépondérante accordée au violon permet à James Newton Howard de livrer une musique  forcément bouleversante,  dont le classicisme rappelle en cela les accents de LA LISTE DE SCHINDLER composée par le grand John Williams avec l'aide de Itzhak Perlman, le génie et la profondeur en moins. Conventionnelle et sans véritable prise de risque, la partition de James Newton Howard se révèle pourtant très belle du début à la fin et l'on ne peut que saluer la dextérité de Joshua Bell qui rend certains morceaux très attractifs de par l'émotion qu'ils dégagent.

Sombre et tragique lors du déroulement de l'exode, parfois tendue et atmosphériques lors des affrontements des frères Bielski avec les allemands (malheureusement sur CD, il manque  plusieurs morceaux d'action marquants), la musique se veut également plus lumineuse  et optimiste lors des moments de calme ou d'espoir. Impossible d'oublier par exemple les accents du morceau "Nothing is impossible" tant il séduit par sa beauté, son lyrisme exarcerbé rappelant en cela les meilleurs moments du VILLAGE.

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Très riche mélodiquement, fort bien exécutée mais sans surprises, parfois monochrome et austère mais jamais ennuyeuse, la musique de James Newton Howard a peut être le malheur de trop puiser son inspiration dans la fameuse musique de John Williams, avec laquelle elle partage beaucoup (trop) de points communs. Elle rappelle toutefois que le compositeur peut signer des oeuvres exigeantes lorsque le sujet le demande, loin des facilités d'un DARK KNIGHT pour lequel on se demande encore s'il a vraiment écrit quelque chose. Espérons que l'année 2009 lui donne la possibilité de signer des réussites plus marquantes qui nous prouvent qu'il est encore l'un des plus grands.

 

Track listing

1. Defiance / Main Titles (02:26)
2. Survivors (02:10)
3. Make Them Count (02:39)
4. Your Wife (03:07)
5. The Bielski Otriad (05:17)
6. Bella And Zus (02:16)
7. Exodus (04:29)
8. Camp Montage (02:22)
9. The Wedding (01:36)
10. Winter (02:01)
11. Escaping The Ghetto (01:34)
12. Police Station (04:32)
13. Tuvia Kisses Lilka (03:16)
14. Nothing Is Impossible (07:33)
15. The Bielski Brothers / Ikh Bin A Mame (04:22)

Durée totale : 49'40 (dont James Newton Howard : 48'15)

Sony Classical (2008)

 

09.11.2008

News : Defiance - James Newton Howard

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Depuis quelques années, le réalisateur Ed Zwick semble faire faux bond au compositeur James Horner avec lequel il a pourtant débuté sa carrière. Malgré une collaboration soutenue - deux films exemplaires et un navet - (GLORY, LEGENDES D'AUTOMNE et A L'EPREUVE DU FEU) c'est Graeme Revell qui signe en 1998 la musique de COUVRE-FEU en pastichant... James Horner !! Cinq ans plus tard, Hans Zimmer illustre (avec talent) LE DERNIER SAMOURAÏ. Enfin, en 2006, le réalisateur choisit James Newton Howard pour le score de BLOOD DIAMOND. Malheureusement, le compositeur aura tendance sur ce film à ranger sa personnalité au placard et à s'inspirer d'un certain ...Hans Zimmer !! A n'y rien comprendre... à moins que le réalisateur ne soit amoureux de la musique de son dernier film et demande au compositeur du film suivant d'en reproduire le style !!...

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Heureusement, ce problème ne se posera pas s'agissant DEFIANCE, Ed Zwick a de nouveau fait appel à James Newton Howard qui livrera sans nul doute un travail moins insipide que celui de BLOOD DIAMOND. On le sait, le compositeur peut faire des merveilles sur des sujets tragiques et desespérés (ses musiques sur JE SUIS UNE LEGENDE et PHENOMENES sont à ce titre exemplaires) et nul doute que celui de DEFIANCE saura l'inspirer au vu d'une histoire qui s'annonce dramatique à souhait : pendant la seconde guerre mondiale, quatre frères juifs combattent les nazis dans la forêt biélorusse aux côtés des forces russes...

Comme pour LE VILLAGE, James Newton Howard a souhaité que la musique fasse la belle part au violon soliste et c'est ainsi que l'on retroura aux crédits musicaux Joshua Bell, le célèbre violoniste américain de musique classique (au cinéma, il a collaboré avec James Horner - IRIS - et John Corigliano - LE VIOLON ROUGE -). Cette collaboration s'annonce sous les meilleures auspices et l'on se prend à rêver pour James Newton Howard d'une nomination à l'oscar de la meilleure musique de film... voire un peu plus !

La bande originale du film sortira le 9 décembre chez Sony Classical.

Le film sortira en France le 14 janvier prochain.

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22.04.2008

News : Phénomènes (The happening) - James Newton Howard

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Va t-on assister au retour en grâce du réalisateur M. Night Shyamalan ?  Après les très gros succès que furent SIXIEME SENS / INCASSABLE / SIGNES / LE VILLAGE, le metteur en scène avait littéralement coulé à pic avec une JEUNE FILLE DE L'EAU unaniment détestée par la critique et le public.

Le script de PHENOMENES apparaît prometteur: un professeur de sciences tente de protéger sa famille et ses proches d'une catastrophe naturelle terrifiante : d'invisibles neurotoxines provoquent la mort brutale de ceux qui la respirent... 

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On retrouve dans ce postulat de départ les thèmes chers au réalisateur : la présence du surnaturel, une atmosphère sombre et oppressante, une tension de plus en plus présente, autant d'éléments qui devraient lui permettre de nous livrer un thriller de bonne, voire d'excellente facture.

Une nouvelle fois, James Newton Howard compositeur fétiche de M. Night Shyamalan, signe la musique qu'on espère aussi bonne que les précédentes (le score de LA JEUNE FILLE DE L'EAU était l'un des rares points forts du film).

La musique sera publiée chez l'un de nos éditeurs préférés, Varese Sarabande, le 3 juin prochain.

Sortie du film en France le 11 juin.

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06.04.2008

Critique : The great debaters - James Newton Howard

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** 1/2

Second film de Denzel Washinghton, THE GREAT DEBATERS ne semble pas être prévu pour une sortie dans les salles françaises. Au vu du sujet qui n'apparaît pas forcément palpitant (au début des années 30, un groupe d'étudiants issu d'une petite université du Texas se prépare à affronter une équipe d'élite, celle de Havard, lors de "championnats de débats"), le film a de fortes chances de rester inédit ou de sortir en plein été malgré les participations au film de Forest Witacker et de Denzel Washinghton.  

Après ANTWONE FISHER signé par Mychael Danna,  le réalisateur s'est tourné vers James Newton Howard pour composer la musique de son nouveau film alors qu'au même moment trois autres titres bénéficiaient du talent du compositeur (I'AM LEGEND, THE WATERHORSE et CHARLIE WILSON'S WAR). Malheureusement, sa musique pour THE GREAT DEBATERS est assurémment la plus faible du lot.  Co-composée avec Peter Golub (qui a travaillé essentiellement pour des musiques de pièces de théâtre), la partition se révèle très rapidement anecdotique et il est impossible d'ailleurs de discerner qui a fait quoi.

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D'une durée conséquente (près d'une heure),  l'ensemble - agréable - se laisse gentiment écouter mais ne brille ni par sa qualité, ni par son originalité : le caractère intimiste ou dramatique de la musique renvoit à des orchestrations très classiques : beaucoup de guitare pour nous rappeler que l'on est au Texas, quelques cordes langoureuses ou inquiétantes, un peu de piano mélancolique. L'inspiration provient en droite ligne du CLUB DES EMPEREURS, dont la parenté musicale et thématique avec le film de Denzel Washinghton n'aura échappé à personne. Thomas Newman est également une fois de plus largement cité, et l'on ne peut que regretter une fois encore que son style si particulier soit autant régulièrement pillé par la majorité des compositeurs hollywoodiens, même par quelqu'un d'aussi doué que James Newton Howard.

De cet album trop long et un peu impersonnel qui n'apportera rien à la gloire de James Newton Howard, se distinguent toutegois quelques passages plus intéressants que les autres nous sortant quelque peu de la torpeur dans laquelle cet album nous plonge petit à petit : le Main Title, d'abord qui se révèle très plaisant, le superbe "Lowe returns drunk", le nostalgique "Jame's Failure", le poignant "Train to Boston" et enfin le finale, "And the winner is...", lyrique et émouvant.

THE GREAT DEBATERS s'avère donc une petite déception pour ceux qui aiment et suivent le travail du compositeur et l'on ne pourra conseiller l'achat de l'album qu'à eux seuls.

Honnête mais sans plus.

 

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Track listing :

1. Wiley Collegue (01:01)

2. Meet me after class (02:34)

3. Who's next (03:37) 

4. Choosing the team (01:07) 

5. Give me the check (02:24)

6. Who's your opponent ? (01:00)

7. Union meeting (05:42)

8. Sheriff Tightens his grip (03:56)

9. Quinn debate (02:39) 

10. Burgess quits (01:18) 

11. Oklahoma debate (04:04) 

12. Tolson arrested (01:56) 

13. Lynching (03:09)

14. Lowe returns drunk (01:31)

15. Never going to forget (01:27)

16. Jame's failure (02:19)

17. Letter from Harvard (01:15) 

18. Train to Boston (02:24) 

19. Empty Debate Hall (01:10)

20. Satyagraha (02:37) 

21. Who's the judge ? (02:59) 

22. Memorial Hall (01:14)

23. Jame's speech (02:14)

24. And the winner is... (03:28) 

Varese Sarabande

Durée totale : 57min05s 

01.03.2008

Critique : La guerre selon Charlie Wilson (Charlie's wilson war) - James Newton Howard

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*** 1/2 
 
On peut être réalisateur vieillissant et avoir encore des choses à dire : avec CHARLIE WILSON'S WAR, Mike Nichols nous livre, à 76 ans, une comédie douce amère très réussie adaptée d'une histoire vraie, celle de Charlie Wilson, politicien ayant un goût immodéré pour l'alcool et les femmes mais qui contribua à l'évacuation des troupes soviétiques de l'Afghanistan à la fin des années 80.
 
Porté par un trio de choc souvent drôle (Tom Hanks, Philip Seymour Hoffman et Julia Roberts s'amusent bien), le scénario met souvent le doigt là où ça fait mal : derrière des situations comiques, se dessine un portrait très peu reluisant de l'administration américaine. Celle-ci est vivement critiquée dans le film non pas pour son interventionnisme répété pour voler au secours d'un pays occupé par un de ses ennemis mais pour son refus délibéré d'apporter son aide (politique, humanitaire, dilplomatique...) une fois que le pays en question a été débarassé des indésirables. Absolument pas moralisatrice, la charge reste tout à fait appréciable et trouve assurément des résonances dans la situation géo-politique mondiale actuelle.
 
Si le film n'est finalement pas un chef-d'oeuvre (on peut déplorer le manque de rebondissements de l'histoire finalement sans surprises, une certaine lenteur dans la narration), il n'en reste pas moins une satire du système politique américaine tout à fait estimable.
 
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Pour illustrer son propos corrosif, Mike Nichols avait choisi d'abord le compositeur Ry Cooder (qui avait composé PRIMARY COLORS, l'un des précédents films du réalisateur) mais sa musique a été rejetée sans qu'on comprenne bien pourquoi. C'est finalement James Newton Howard qui a été appelé à la rescousse pour prendre en charge la musique en peu de temps.
 
Le moins que l'on puisse dire, c'est que le premier semestre 2007 aura été assez terne pour le compositeur : THE LOOKOUT et MICHAEL CLAYTON consituent sans nul doute deux musiques très anecdotiques (la deuxième a été nommé aux Oscars, n'importe quoi),  trop atmosphériques et on pouvait se desesperer de retrouver le James Newton Howard mélodique et inspiré que l'on apprécie.  
 
A l'écoute du CD, on est heureusement surpris par la bonne tenue générale de l'ensemble, James Newton Howard nous ayant concocté une musique efficace, à défaut d'être toujours très originale. Si l'on peut regretter également le manque d'unité de l'ensemble, la partition s'avère souvent accrocheuse et parfois virtuose.  
 
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La présence d'un thème principal reste obligatoire et celui-ci est introduit dès le premier morceau :  une mélodie à la trompette d'une grande noblesse illustre en fait la fin de l'histoire, la scène où Charlie Wilson (Tom Hanks) est récompensé pour services rendus à la patrie. Très intelligemment, Howard nous évite un thème trop premier dégré, trop patriotique (comme AIR FORCE ONE de Goldsmith) qui aurait pu s'avérer déplacé dans le contexte du film.
 
Suivent quelques morceau plus anecdotiques comme "Telex machine" (pastiche de musique country) et "Jailbait". Avec "Refugee camp", Howard nous plonge dans une musique ethnique fort plaisante rappellant furieusement son récent BLOOD DIAMOND. "It's up to me" reprend le thème de Charlie Wilson de manière plus intimiste et émouvante tandis que le morceau suivant "The belly dancer" avec ses rythmes indiens à la Mychael Danna nous ensorcelle immédiatement. 
 
 
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Pour "Turning the tide", Howard sort l'artillerie lourde à l'instar des afghans qui la réclamait à corps et à cri depuis le début du film : pour illustrer la déroute progressive de l'armée soviétique face au rebelles, puissamment armés grâce aux manoeuvres de Charlie Wilson, le compositeur nous surprend avec un mélange percutant de cantate baroque et d'instruments ethniques. Le morceau d'un peu moins de 9 minutes est un véritable tour de force et justifie à lui seul l'achat.
 
"Where's it at" et "Balcony", les deux morceaux suivants à la guitare, parraissent bien fades en comparaison, mais heureusement le CD se termine de façon très convenable avec le superbe "Honored colleague", récapitulatif de tous les thèmes du film (Charlie Wilson, les réfugiés, la danse indienne).
 
CHARLIE WILSON'S WAR constitue donc un album tout à fait recommendable, composé avec soin tout comme THE WATERHORSE et I'AM LEGEND,  sortis également au même moment et qui s'avèrent eux aussi fort réussis  Ces 3 musiques viennent en tout cas nous conforter dans l'idée que James Newton Howard est de nouveau en pleine possession de ses moyens après un passage à vide et qu'au milieu du marasme musical actuel, il apparaît véritablement comme le seul et digne héritier légitime de Jerry Goldsmith, ce qui n'est pas un mince compliment.
 
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Track listing :
 
1- Charlie Wilson (03:03)
2- Telex Machine (01:32)
3- Jailbait (01:06)
4- Refugee camp (05:11)
5- It's up to me (02:48)
6- The belly dancer (02:41), James Newton Howard et Gingger Shankar
7- Turning the tide (08:33)
8- Where's it at, Charlie ? (01:12)
9- Balcony (01:29)
10- Honored colleague (06:09)
 
Temps total : 33'44 (Varese Sarabande) 
 

04.12.2007

I'am legend - James Newton Howard

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Will Smith et son clébard stupéfaits et on les comprend !! 

Il s'agit en effet d'une mauvaise nouvelle : le site www.james-newton-howard.com, généralement très fiable annonce que la musique de I'M LEGEND de James Newton Howard ne sera pas éditée en CD, ce qui est totalement incompréhensible vu le potentiel du film (qui a coûté entre 130 et 150 millions de dollars quand même...). Serait-ce dû à la durée relativement faible  du score qui avoisinerait seulement les 40 minutes ?? Difficile de le dire...

Après SPIDER-MAN 3 de Christopher Young dont la musique reste toujours inédite, c'est une nouvelle déconvenue pour les béophiles du monde entier. Seul un gros succès financier du film pourrait (peut-être) modifier la donne...

Update 04/12/2007 : Divine surprise !! Oubliez les deux paragraphes précédents qui se voulaient alarmistes. Varese Sarabande dans son infinie sagesse a décidé de sortir la musique de I'M LEGEND en CD le 15 janvier prochain. Pour mémoire, cet éditeur décidément incoutournable sort également deux autres scores de James Newton Howard : CHARLIE'S WILSON WAR (18/12) et THE GREAT DEBATERS (date de sortie prévue le 18/12 et repoussée au 08/01).

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17.11.2007

Mad money - James Newton Howard

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Toujours sans nouvelle d'une sortie éventuelle de la musique de I'AM LEGEND en CD, consolons-nous en évoquant l'un des multiples projets de James Newton Howard pour l'année 2008.

Le compositeur a signé en effet MAD MONEY, comédie dans laquelle Diane Keaton, Queen Latifah et Katie Holmes, trois femmes ordinaires, décident de faire quelque chose d'extraordinaire en cambriolant l'une des banques les plus sécurisées du monde.

Il faut noter, dans les crédits musicaux du film, que Marty Davich est co-compositeur de la musique avec James Newton Howard, ce qui parait peu étonnant, vu le calendrier surchargé de ce dernier.  Rappelons que Marty Davich est un stakhanoviste de la musique de série puisque l'on doit l'accompagnement musical d'une centaine d'épisodes de BEVERLY HILLS et plus de 200 épisodes d'URGENCES (dont le thème est de James Newton Howard, ce qui peut expliquer la connexion entre les deux compositeurs et le renfort de Davich).

S'agissant d'une comédie, il y a malheureusement peu de chances pour que la musique paraisse en CD mais qui sait ??... peut-être prochainement chez Varese Sarabande, le label des causes désespérées...

Le film sortira aux Etats-Unis le 18 janvier 2008. 

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06.11.2007

The great debaters - James Newton Howard

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Alors qu'on pensait en avoir fini avec James Newton Howard pour quelque temps, le bougre ressurgit une fois encore et signe sa quatrième musique pour ce trimestre après THE WATER HORSE, I'AM LEGEND et CHARLIE WILSON'S WAR (cf. news précédentes). Si avec ça, il n'a pas une nomination aux Oscars...

Il s'agit cette fois de composer la musique de THE GREAT DEBATERS, le second film de Denzel Washington en tant que réalisateur après l'honorable ANTWONE FISHER (dont la musique était signée Mychael Danna).

En 1935 un coach forme un groupe d'étudiants dans une petite université du Texas afin qu'ils affrontent une équipe d'élite, celle de Harvard, lors "des championnats de débats". Si Denzel Washinghton s'est à nouveau réservé un rôle, comme dans ANTWONE FISHER, on retrouvera également Forest Whitaker, récemment oscarisé pour sa performance inoubliable dans LE DERNIER ROI D'ECOSSE.

Il faut noter que James Newton Howard a déjà composé dans le passé une musique de "film à la fac" : il s'agissait du CLUB DES EMPEREURS (2003) pour lequel le compositeur avait signé une musique sobre et émouvante, ce qui est donc de bonne augure pour THE GREAT DEBATERS.

Le film sortira aux Etats-Unis le 25 décembre 2007.

Update 06/11 : La bande originale sortira chez Varese Sarabande le 18 décembre 2007.

La guerre selon Charlie Wilson (Charlie Wilson's war) - James Newton Howard

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Alors qu'il a un planning de fin d'années déjà bien chargé (THE WATER HORSE, I'AM LEGEND, cf. news précédentes), James Newton Howard compose la musique du nouveau film de Mike Nichols (A PROPOS D'HENRY, WOLF, ENTRE ADULTES CONSENTANTS) qui à 76 ans tient bon la rampe.

Il s'agit d'un drame basé sur l'histoire vraie de l'homme politique texan Charlie Wilson connu pour ses frasques sexuelles et son penchant pour l'alcool. Au début des années 80, alors que les russes envahissent l'Afghanistan, son engagement marqué pour les combattants afghans (notamment grâce au financement d'opérations secrètes) fut couronné de succès et contribua au retrait de l'armée rouge de ce territoire.

La distribution réunit un trio de choc en la personne de Tom Hanks, Julia Roberts et Philip Seymour Hoffman, ce qui devrait nous valoir à tout le moins un film sympathique et enlevé.

Quant à la musique, il s'agit de la 1ère collaboration de James Newton Howard avec Mike Nichols, ce dernier ayant déjà travaillé dans le passé avec d'illustres compositeurs : Georges Delerue, Ennio Morricone, Hans Zimmer, Carter Burwell, Thomas Newman ou Ry Cooder (qui originellement devait composer CHARLIE WILSON'S WAR).

Le film sortira aux Etats-Unis pour Noël et en France le 16 janvier 2008. S'agissant de la musique, aucune sortie prévue à ce jour.

Update 06/11 : La bande originale sortira chez Varese Sarabande le 18 décembre 2007.

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03.11.2007

Michael Clayton - James Newton Howard

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MICHAEL CLAYTON de James Newton Howard  ** 1/2

Premier film du scénariste à succès, Tony Gilroy, MICHAEL CLAYTON n'est malheureusement pas un très bon film. Dans cette histoire d'avocat qui découvre qu'une multinationale agrochimique sans scrupules s'apprête à faire des millions de victimes pour s'enrichir, le réalisateur échoue à retranscrire un climat de paranoïa et de suspense convaincant, aggravé par un manque de rythme certain.

L'interprétation apparaît plus inspirée, mais en vain serait-on tenté de dire, la faute à des personnages pas très intéressants : si George Clonney est impeccable dans son rôle d'avocat hagard et dépassé et Tilda Swinton parfaite en directrice juridique froide et manipulatrice, Tom Wilkinson cabotine laborieusement et Sydney Pollack ne fait que passer. 

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Les choix musicaux reflètent la tonalité de ce film blafard : peu d'orchestre, la musique est essentiellement synthétique avec de longues nappes atmosphériques reflétant la morosité de l'histoire. On est donc loin des partitions chatoyantes du compositeur (comme par exemple LA JEUNE FILLE DE L'EAU) qui a choisi une fois encore de poursuivre ses expérimentations (périlleuses), entreprises avec DREAMCATCHERFREEDOMLAND, THE INTERPRETER et THE LOOKOUT.

Si le résultat à l'écran est satisfaisant, la musique entendue hors du film peine à captiver du fait de son dépouillement excessif.

Tant de sobriété finit par lasser et pour la première partie de l'album, les morceaux se succèdent sans vraiment accrocher même si l'on reconnaîtra une fois encore le talent de James Newton Howard à s'adapter à tous les types de film. 

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La suite du CD apparaît un peu plus satisfaisante : "Arthur and Henry" introduit le thème principal, une musique mélancolique évoquant l'amitié entre George Clooney et Tom Wilkinson tandis que le musclé "Im not the guy you kill" nous rappelle que James Newton Howard sait composer une musique de thriller rythmée et inventive. Le CD se termine de façon convenable avec la meilleur morceau de l'album "25 dollars worth" qui permet d'entendre enfin le thème principal sous une forme purement orchestrale.

Malgré quelques bons moments, on sera tenté de dire que le résultat final laisse à désirer et que ce score n'est à réserver qu'aux inconditionnels du compositeur, qui sauront y trouver ses qualités propres.

Avec I'AM LEGEND et THE WATER HORSE, on ne peut qu'espérer le retour de James Newton Howard au premier plan avec des musiques autrement plus passionnantes.

1. Main titles (2:11)

2. Chinatown (2:27)

3. Drive to the Field (1:34)

4. Just another day (2:20) 

5. Meeting Karen (2:46)

6. Looking for Arthur (1:41)

7. U North (1:49)

8. Arthur and Henry (1:41)

9. Times Square (3:38) 

10. I'm not the guy you kill (6:57) 

11. Horses (2:13)

12. 25 Dollars worth (6:26) 

Varese Sarabande (38'42)

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